Nomade de l’été 2025


Apprendre à vivre dans le flottement

Depuis le mois de juillet, j’ai quitté mon appartement de Haute-Savoie. Ce lieu que j’avais choisi, que je connaissais par cœur : chaque recoin, le quartier, les voisines (des perles de gentillesse et de soutien… vous me manquez déjà, mesdames 💛). J’y avais mes habitudes, mes courses, mes balades.

Puis cartons déménagés, valise et voiture remplies, Chafouine installée contre moi (en bandoulière et non dans une cage), nous sommes parties à l’aventure. Pas de domicile fixe pendant deux mois, juste une obligation : être dans l’Indre début septembre.


Morzine, une douce parenthèse

Première étape : Morzine.
Je me suis glissée dans le quotidien de mes amis, ajoutée à leurs balades, leurs repas, leurs sorties… J’ai savouré cette douceur de vivre, ce rythme lent et en même temps rempli de petites activités sans pression.

Morzine, c’est un peu comme une maison de cœur. Un endroit où je me sens ancrée, et où même Chafouine trouve ses repères. Entre baignades, balades et cafés du matin en regardant passer les parapentes… je ne vois pas les jours défiler.

Bien sûr, même accueillie avec chaleur, il y a ce petit sentiment d’être “la squatteuse”. Alors je m’applique : aider à la cuisine, faire la vaisselle, ranger, nettoyer, être la plus discrète possible. Mais après dix jours, il est temps de partir et de s’imposer ailleurs.


Cap au Sud, direction le Luberon

Nouvelle étape, et à nouveau la voiture pleine à craquer (oui, même mes plantes ont trouvé une place). Me voilà repartie, par un jour de grande chaleur, vers le Sud.

Pauvre Chafouine, encore déracinée et sans aucune notion que sa maison va encore changer. Arrivées tard, je me suis occupée d’elle en premier. J’avais pris de quoi recréer son cocon (plaid, peau de mouton, coussin de son fauteuil), pour qu’elle retrouve malgré tout des repères. Pauvre petite minette, tellement déstabilisée.

Chez mon père vit Jeannie, une chienne corgi aux pattes courtes et au caractère bienveillant (heureusement pour nous 😅). Pour éviter les rencontres houleuses, j’ai organisé leur cohabitation avec soin : Chafouine dans sa chambre, et quelques sorties surveillées pour respirer l’air du Sud.


Habiter le moment, même dans le flottement

Ici, dans le Luberon, j’ai voulu rendre ma présence utile. Alors j’ai participé aux petits travaux : couper les branches mortes de l’arbre à balançoire, poncer et vernir la table de la véranda, aider au jardin… Un moyen de soulager un peu ma famille et de m’ancrer dans ce temps suspendu.

Et quand la chaleur descend sous les 32°C (ouf), la vie devient encore plus douce : marcher jusqu’au village, savourer un café en terrasse, profiter de la piscine, dérouler mon tapis de yoga le matin sur la terrasse.

J’observe toujours, espérant croiser l’écureuil que je voyais si souvent les années passées. Je retrouve aussi une amie à Lourmarin, et nos soirées deviennent de beaux moments de confidences et de rires.


Retrouver le tapis de yoga

Ce premier mois, le yoga n’a pas été simple à ancrer dans mes journées. Difficile de trouver ce temps solo, au frais, dehors, sans distractions (enfant, ami, chien, chat, chaleur…).

Et puis un jour, j’ai repris. Certaines postures ont un peu plus coincé que d’habitude — mon corps s’était tendu avec les kilomètres de voiture, les cartons portés, les changements en cours. Alors j’ai ralenti, j’ai respiré, et j’ai accepté.

✨ Accepter que le corps parle, qu’il ait besoin de douceur et d’espace. Accepter que ralentir soit la meilleure façon de se sentir plus légère, dans son corps comme dans sa tête. Et avoir confiance : ce que nous avons été capables de faire un jour, nous pourrons le retrouver. Laisser le corps profiter de la détente qu’apporte le yoga, retrouver peu à peu les sensations d’avant… et peut-être même aller un peu plus loin.


Préparer l’inconnu

À distance, je m’occupe aussi de préparer ma nouvelle maison. Internet, électricité, organisation… tout ce qu’il faut pour que le jour J soit le plus fluide possible.

J’ai même trouvé une tenue de seconde main pour aller signer — un vrai coup de cœur qui reflète exactement ce que je souhaite incarner (clin d’œil à ma conversation avec Violaine de Vital Blooming, Écho Bienveillant n°2 ✨).

Petit à petit, je sens que je trouve un équilibre entre mon côté calme, lent et bohème… et mon côté un peu dingue, fun et toujours en mouvement.


Et maintenant ?

Cette transition m’apprend à habiter l’entre-deux. À quitter un lieu que je connaissais si bien, à accepter le flottement du présent, et à me préparer pour le nouveau chapitre qui m’attend début septembre.

J’ai hâte de poser mes valises, d’ouvrir la porte de ce nouveau cocon, et de voir ce que la vie m’y réserve. 🌸

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